La semaine dernière, Claude est tombé en panne.

Il fallait que j'envoie un email. Un email tout simple, trois phrases, rien de compliqué.
Je suis resté devant mon écran. Curseur qui clignote.

Et là, une sensation bizarre : je ne savais plus par où commencer.
Moi qui passe mes journées dans l'IA, qui délègue tout à mon AIOS, je paniquais devant un email vide.
Ça m'a fait rire sur le moment. Un peu moins après.
Parce qu'en y réfléchissant, on a déjà vécu ce débat.
Souviens-toi de l'école : "apprends tes tables de multiplication par cœur".
On avait tous la même réponse : pourquoi, puisqu'il y a la calculatrice ?

Cette bonne vieille Casio
Nos parents trouvaient qu'on régressait. On trouvait qu'ils s'accrochaient à un truc inutile.
Et honnêtement ? Connaître 7x8 de tête ne m'a jamais sauvé la vie. Je suis sûr que toi non plus.
Sauf que cette fois, c'est plus large.
La calculatrice remplaçait le calcul. Point.
L'IA, elle, remplace l'écriture, les petites décisions, les gestes du quotidien.
Écrire un message.
Répondre sur WhatsApp.
Formuler une pensée.
Des trucs qui étaient 100% humains il y a encore 3 ans.
Peut-être que nos enfants nous demanderont un jour :
"mais à quoi ça sert d'apprendre à écrire ?"
Et on sera bien embêtés pour répondre..
L'autre truc qui me trotte dans la tête : les dépendances s'empilent.
L'électricité. Internet. Maintenant Claude. Et moi, mon AIOS.

Mon AIOS et moi, cet après-midi :
Chaque couche est confortable.
Mais ça en fait une condition de plus pour être fonctionnel.
Je te rassure, je ne vais pas jeter mon ordi et partir élever des chèvres.
Sur la création, la stratégie, les idées, mon cerveau tourne plus que jamais.
C'est justement parce que je délègue le reste.
Mais sur les capacités de base, je sens que ça s'atrophie. Et ça, je ne l'avais pas vu venir.
Et qu'on soit bien clair :
Le problème n'est pas qu’on ne sait plus faire ces petites tâches du quotidien.
Le problème c'est qu'on en perd completmeent l'habitude.
Et le jour où il faut le faire “à l'ancienne“, cette tâche toute simple demande soudain un effort surhumain.
Alors vraie question, parce que je n'ai pas la réponse :
On régresse ? Ou c'est juste comme quand où on a arrêté de retenir les numéros de téléphone par cœur ?
Et toi, est-ce que tu as déjà ressenti ça ?
Réponds à cet email, je lis tout.
Cela dit, ça ne change rien à notre mission avec aios.fr.

Ma vision reste identique, l’humanité a passé des années à construire un monde digital qui nous dépasse, dans lequel personne ne se sent vraiment à l'aise.
Ça ne profite à personne (humainement). Déléguer un maximum de tout ça à l'IA, c'est une bonne chose pour tout le monde.
Mais il y a un truc qu'on ne doit jamais déléguer : notre réflexion.
Ne jamais laisser l'IA penser à notre place, décider pour nous.
Elle exécute, elle accélère, elle propose.
Nous devons rester maître à bord.
Voilà ma vision positive pour l'avenir avec l'IA.
Et justement, pour rester maître à bord, il faut comprendre l'outil qu'on pilote.
Si tu veux vraiment maîtriser Claude, j'ai sorti une vidéo la semaine dernière qui te montre les 3 Skill qui font tourner mon business 👇️
Continuez d'avancer 🦾
Thomas
